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Histoires
de Al-Zarqawi : Les routes de Téhéran
By
Jean-Philippe Miginiac - Strategic-Road.com Analysis 05/11/2005
Novembre 2001, quelques heures avant la chute de la garnison d’Herat
en Afghanistan, la rumeur se répand : un convoi de quelques
50 véhicules tout-terrain transportant environ 250 membres d’Al
Qaeda a été vu prenant la route de contrebandiers qui s’échappe
vers l’Iran dans les collines 20 miles au nord de la ville. Un
" ancien " de l’importante communauté
chiite locale le sait bien, la ligne dure des Gardes de la
Révolution, qui contrôle la frontière iranienne, a un agenda
différent de celui du Président réformateur Mohammad Khatami
qui a condamné les attentats du 11 Septembre et apporté aux
Etats-Unis le soutien de l’Iran dans la guerre contre le
terrorisme commencée en Afghanistan.
L’ " ancien " le sait d’ailleurs d’autant
plus qu’il est lui-même un conseiller très bien informé du
chef de guerre Ismail Khan et qu’il a appris que peu avant que
ne débute la campagne des bombardements US, en Octobre, un
officiel de haut rang dans l’entourage du leader suprême
iranien, l’Ayatollah Ali Khameini, avait été envoyé en secret
à Kaboul pour proposer un sanctuaire secret aux fugitifs d’Al
Qaeda.
Bases
secrètes d’Al Qaeda en Iran
Deux
mois plus tard, le 10 Janvier 2002, Georges W. Bush déclarait
" espérer " que le Gouvernement
iranien ne permettrait pas à des meurtriers d’Al Qaeda de se
cacher en Iran et que " si c’était le cas "
il les remettrait dans les mains des autorités américaines. A la
surprise générale, le 29 Janvier 2002, dans son discours sur l’Etat
de l’Union, il incluait brusquement l’Iran dans l’
" Axe du mal " sans référence
cependant à un éventuel accueil de membres d’Al Qaeda en Iran.
Mais quelques jours après le discours de Georges W. Bush, le
Secrétaire à la Défense Donald H. Rumsfeld accusait nommément
l’Iran d’avoir permis à des éléments d’Al Qaeda de s’être
échappés d’Afghanistan : " Nous avons un
certain nombre de rapports selon lesquels l’Iran a été
permissif et a autorisé le transit à travers son territoire d’éléments
d’Al Qaeda, "
Trois mois ont passé. Le 19 Février 2002, l’agence de presse
Anadolu Agency révélait qu’un palestinien et deux jordaniens
avaient été capturés le 15 Février à Van, à la frontière
iranienne, alors qu’ils tentaient de pénétrer en Turquie. Les
trois hommes étaient en possession de faux passeports, fausses
cartes d’identité et de documents expliquant la fabrication de
bombes. Les trois hommes, Firas Fuleiman, Mustafa Hasan et Ahmet
Mahmud, étaient, selon le porte parole des services de sécurité
en Turquie, des membres de l’organisation " Beyyiat
El Imam ", dirigée par un certain " Abu
Mus'ab ", un religieux ayant des liens avec Al
Qaeda. Selon les informations données à la presse, les trois
hommes, après avoir été entraînés en Afghanistan, étaient
entrés en Iran en 2001 et y avaient été entraînés, sous les
ordres d’" Abu Mus'ab ", à préparer
une attaque à la bombe à Tel Aviv ou Ramat Gan en Israël. Les services secrets américains et israéliens avaient été
informés des interrogatoires des trois hommes mais ne demandaient
pas leur extradition.
Le 13 Mars 2002, l’envoyé spécial en Afghanistan du Président
George. W. Bush, Zalmay Khalilzad, déclarait que " des
éléments du régime iranien " facilitaient la
fuite de membres d’Al Qaeda, refusant de les arrêter pour les
livrer à la coalition ou à l’administration intérimaire
afghane.
Le 24 Mars 2002, le New York Times reprenait l’information de l’agence
de presse Anadolu Agency, affirmant que les services secrets
américains et israélien avaient identifié " Abu
Mus'ab " comme étant " Abu Musaab
Zarqawi, un des leaders d’Al Qaeda qui a fuit la ville d’Herat,
dans l’ouest de l’Afghanistan, après le début de la campagne
militaire américaine, et a gagné Téhéran sous la protection
des forces de sécurité iraniennes ". Les officiels
américains, selon le New York Times, estimaient que Abu Musaab
Zarqawi était le leader d’Al Qaeda de plus haut rang
actuellement en Iran et que sa présence à Téhéran soulevait
des questions sur ses actions et sur les activités des autres
terroristes d’Al Qaeda entrés récemment en Iran. Parmi les
interrogations, le fait qu’Al Qaeda, une organisation sunnite,
puisse être soutenue par un Iran chiite ne manquait pas d’intriguer
mais la CIA estimait que les vieilles divisions religieuses n’excluaient
pas une coopération sur le terrorisme contre les Etats-Unis et
contre Israël et qu’à l’évidence la ligne dure religieuse
iranienne avait repris le dessus sur la ligne réformatrice.
Le 26 Mars 2002, Hadi Nejad-Husseinian, représentant permanent de
l’Iran, indiquait au Conseil de Sécurité de l’ONU qu’il
avait donné au Secrétaire Général de l’ONU, Kofi Annan, les
identités des étrangers arrêtés après être entré
illégalement en Iran à partir de sa frontière Est. L’officiel
iranien expliqua que Téhéran avait renvoyé un certain nombre de
ces personnes dans leur pays d’origine et que le reste était en
détention dans l’attente de procédures en cours.
En Avril 2002, un militant islamiste turc, Ali Uzum, était
arrêté à Bursa, dans le nord-ouest de la Turquie, avec trois
autres hommes. Tous étaient suspectés d’appartenir à la
branche turque du groupe islamiste " Beyyiat El Imam "
dirigé par Abu Musaab Zarqawi. Cette arrestation était
révélée le 22 Juin 2002 par l’agence de presse Anadolu Agency
qui indiquait qu’après l’interrogatoire d’Ali Uzum, la
police turque recherchait 50 autres personnes suspectées d’appartenir
au même groupe, " basé en Iran ".
En ce même mois d’Avril 2002, la police allemande arrêtait
neuf militants islamistes, jordaniens, égyptiens, irakiens et
palestiniens. Selon le Procureur fédéral, Kay Nehm, le groupe
constituait une branche locale du mouvement islamiste jordanien
" Al Tawhid " et était sur le point de
commettre des attentats en Allemagne. Six d’entre eux étaient
identifiés dans la presse comme étant Mohammed Abu Dhess, Shadi
Abdullah, Ashraf al-Dagma, Ismail Shalabi, Djamel Mustafa et
Yasser H.
Fin Novembre 2003, Shadi Abdullah était condamné à quatre ans
de prison pour son rôle dans le complot terroriste, une peine
minorée pour coopération active avec le Procureur et les
enquêteurs. Les quatre autres hommes seront condamnés en Octobre
2005 à des peines comprises entre cinq et huit ans de prison.
Interrogatoires des suspects et confessions de Shadi Abdullah
permirent aux enquêteurs de reconstituer l’histoire du groupe
dont les membres, dirigés par Mohammed Abu Dhess, avaient été
formés en Afghanistan. Le commandement central de l’organisation
Al Tawhid était basé au Royaume Uni et les membres de la cellule
Al Tawhid en Allemagne y étaient en contact régulier avec le
palestinien Shaykh Abu Qatadah qui était leur guide spirituel. Le
chef opérationnel d’Al Tawhid était Abu Mussab al-Zarqawi qui
avait dirigé le camp d’entraînement des membres d’Al Tawhid
basé à Herat, en Afghanistan. Des cellules d’Al Tawhid
opéraient en Allemagne à Munich, Hamburg, Berlin, Nuremberg, et
Wiesbaden, en Grande Bretagne, au Danemark et en République
Tchèque. Les cellules transféraient des fonds collectés dans
les divers pays à Abu Mussab al-Zarqawi, basé en Iran. L’organisation
des attentats avait été dessinée au cours d’une réunion
organisée en Iran le 12 Septembre 2001, réunion au cours de
laquelle Abu Dhess avait été chargé par Abu Mussab al-Zarqawi d’attaquer
des cibles juives et israéliennes en Allemagne. Shadi Abdullah
avait enfin reçu, en Avril 2002, un appel téléphonique d’Abu
Mussab al-Zarqawi qui lui donnait l’ordre final de préparer une
attaque spectaculaire " dans un grand square où
beaucoup de monde était rassemblé ".
Le 14 Juin 2002, Zalmay Khalilzad accusait l’Iran d’interférer
dans les affaires afghanes, déclarant que des unités des Gardes
de la Révolution avaient été envoyées en Afghanistan pour y
" causer des troubles " et aider des
membres d’Al Qaeda à s’échapper en Iran.
Le 11 Août 2002, le Ministre des affaires étrangères saoudien,
le Prince Saud al Faisal, révélait que l’Iran avait expulsé
vers l’Arabie Saoudite 16 combattants d’Al Qaeda ayant trouvé
refuge en Iran. Des sources israéliennes affirmaient le lendemain
que ces combattants avaient été sélectionnés parmi les
sans-grade d’un groupe de plus de 400 membres d’Al Qaeda
cachés dans un camp des Gardes de la Révolution dans la province
de Khorasan, près de la frontière afghane. Dans le groupe se
trouverait un noyau de cinq à sept saoudiens, commandants de haut
rang d’Al Qaeda, qui eux n’auraient pas été livrés à l’Arabie
Saoudite. Ces révélations s’ajoutaient à d’autres,
divulguées fin Mai par des services secrets arabes, et selon
lesquelles Saif al-Adel, un égyptien parmi les hauts dirigeants d’Al
Qaeda, était abrité en Iran.
Le 13 Août 2002, Donald Rumsfeld revenait à la charge, affirmant
" il n’y a aucun doute, ils ont autorisé Al Qaeda
à entrer dans leur pays. Ils ont autorisé Al Qaeda à être
présent dans leur pays aujourd’hui… ".
Le 19 Aout 2002, le magazine Newsweek citait anonymement le chef d’un
service secret arabe selon lequel plus de mille membres d’Al
Qaeda s’étaient échappés d’Afghanistan mi-décembre 2001
dont plusieurs centaines via l’Iran.
Le 29 Octobre 2002, le Washington Post rapportait qu’un nouveau
leadership d’Al Qaeda avait été identifié par les services
spécialisés US et européens, leadership composé de six hommes.
Parmi eux, Ayman al-Zawahiri, le numéro deux d’Osama Bin Laden,
Saad bin Laden, fils d’Osama, Saif al-Adel, en charge des
opérations militaires d’Al Qaeda, et Abu Musab Zarqawi.
Le 2 Novembre 2002, une source gouvernementale iranienne, anonyme,
affirmait qu’un des fils d’Osama Bin Laden, accompagné de
deux cent membres d’Al Qaeda, avait été détenu par les forces
de sécurité iraniennes et transféré aux autorités
pakistanaises ou saoudiennes. Le transfert était aussitôt
démenti dans le Washington Post par un officiel américain
également anonyme.
Arrêt sur histoires car, en parallèle et dans le même temps, un
tout autre jeu se mettait en place.
Nous
irons d’abord à Bagdad
Mi-Juillet
2002, selon un diplomate anonyme basé à Téhéran, Washington a
récemment adressé un message à l’Iran pour jauger les vues
iraniennes sur les efforts américains pour renverser Saddam
Hussein. Téhéran dément et réitère son opposition à une
action militaire américaine en Irak.
15 Novembre 2002, un officiel du Département de la Défense
américaine déclare que des contacts préliminaires entre
Téhéran et Washington ont eu lieu dans un petit état du Golfe
concernant la gestion des cas d’urgence dans le golfe persique.
Des rumeurs avaient déjà couru en Août 2002 sur l’établissement
à Dubaï, par un représentant du leader suprême iranien, d’un
bureau destiné à faciliter les contacts clandestins entre
Washington et Téhéran.
25 Novembre 2002, selon des officiels américains anonymes,
Téhéran a accepté d’apporter une assistance médicale à tout
aviateur américain abattu.
Double language ? Le 9 Janvier 2003, le leader suprême
iranien, l’Ayatollah Ali Khameini, s’interroge publiquement de
savoir si les Etats-Unis vont intervenir en Irak dans le cadre de
la guerre contre le terrorisme " ou est-ce pour les
nombreux puits de pétrole irakiens, pour dominer la région, pour
défendre Israel ou pour contrôler la République Islamique d’Iran ? ".
Le même jour, le Ministre des affaires étrangères, Kharrazi,
affirme que l’Iran est prête à coopérer avec l’Union
Européenne pour éviter une guerre en Irak.
En ce même mois de Janvier 2003, cependant, Zalmay Khalilzad
rencontre secrètement des représentants du Gouvernement iranien
pour " discuter d’une coopération potentielle "
en cas de conflit avec l’Irak, les américains demandant
notamment à l’Iran de bloquer à ses frontières toute
échappée éventuelle de dignitaires irakiens et proposant en
contrepartie à l’Iran
de détruire les bases irakiennes de l’organisation Mujahedin-e
Khalq opposée à Téhéran. L’Iran dénie tout contact sur l’Irak
mais Mohammad Javad Zarif, représentant de l’Iran auprès des
Nations Unies fera de nombreux voyages à New York via Paris pour
y discuter avec Zalmay Khalilzad et ce dernier finalisera
secrètement des accords avec l’Iran lors d’une rencontre à
Genève le 16 Mars 2003.
Et le Secrétaire d’Etat, Colin Powell, de déclarer le 5
Février 2003 devant le Conseil de Sécurité de l’Organisation
des Nations Unies : " …L’Irak
est aujourd’hui le refuge d’un réseau terroriste meurtrier
dirigé par Abu Mussad Al-Zarkawi, un collaborateur d’Osama Bin
Laden et de ses lieutenants d’Al Qaeda… ".
Retours
vers Téhéran
Juillet
2003, Bagdad est tombé et Saddam Hussein a été déboulonné. L’Iran
aurait déjà extradé 500 membres d’Al Qaeda vers leurs pays d’origine
et en détiendrait encore quelques-uns que ses services n’auraient
pas été capables d’identifier selon les dires du porte parole
du Gouvernement iranien, Abdullah Ramezanzadeh.
Les services secrets occidentaux laissent filtrer dans la presse
les noms des membres de haut rang d’Al Qaeda qui sont toujours,
selon eux, réfugiés ou peut-être assignés à résidence en
Iran. Parmi ces noms Saad bin Laden, fils d’Osama, Sulaiman Abu
Ghaith, porte parole d’Al Qaeda, Saif al-Adel, responsable des
opérations militaires d’Al Qaeda et Abu Musab Zarqawi, de
retour d’Irak. En Iran serait également réfugié Ayman
al-Zawahiri, le numéro deux d’Al Qaeda, d’après les sources
d’un service secret européen dont un officiel affirme, malgré
les doutes américains, en être " absolument "
certain. Certains analystes, minoritaires, des services secrets
américains pensent même qu’Osama Bin Laden en personne se
cache en Iran.
2003, 2004, 2005, Casablanca, Istanbul, Madrid, Londres etc… L’ombre
d’Abu Musab Zarqawi et les routes de Téhéran tissent
dorénavant les fils de toutes les enquêtes sur la terreur. Le
Juge anti-terroriste espagnol Baltasar Garzon déclare ainsi le 15
Février 2004 qu’Al Qaeda s’est restructuré et dispose d’
" un conseil de direction en Iran ".
Ce que confirmait récemment un important officiel français cité
par le Los Angeles Times : " Les iraniens jouent
un double jeu. C’est un style classique iranien d’ambiguïté,
de tromperie et de manipulation. Tout ce qu’ils peuvent faire
pour ennuyer les américains, sans aller trop loin, ils le font.
Ils ont arrêté d’importants membres d’Al Qaeda, mais ils ont
permis à d’autres importants membres d’Al Qaeda d’agir ".
En Avril dernier, un journaliste indépendant, Bruno Schirra,
publiait un article retentissant dans un magazine allemand. Dans
cet article, Bruno Schirra révélait le contenu d’un rapport
confidentiel du " Ausgerechnet das Bundeskriminalamt "
(BKA), le bureau fédéral allemand d’investigation criminelles,
qui avait compilé dans ce rapport daté du 4 Septembre 2004
toutes les informations relatives à Abu Musab Zarqawi obtenues
par les divers services spécialisés allemands, européens,
américains, jordaniens etc.
Une des conclusions forte émanant du rapport du BKA était que
" l’Iran avait fournit à Zarqawi un support
logistique sur une partie de son territoire " et que
l’Iran était utilisé par Zarqawi comme une " importante
base logistique ". Et Bruno Schirra d’extraire les
révélations apportées par le rapport : " Après
la guerre en Afghanistan, Al-Zarqawi a installé de nouveaux camps
et abris surs à Zahedan, Isfahan et Téhéran. Ses partisans
européens venaient à Téhéran lui apporter argent et nouvelles
pièces d’identité et prendre ses instructions. Les
communications étaient assurées par intermédiaires et par
téléphone. Les services secrets allemands écoutaient les
communications de ses lignes téléphoniques : téléphone
satellite suisse avec le numéro 0041-793686306 et téléphones
portables iraniens avec les numéros 0098-9135153994 et
0098-218757638. Soutenu par des groupes radicaux à l’intérieur
des services secrets des Gardes de la Révolution
iraniens, Al Zarqawi pouvait utiliser sans risque le numéro fixe
0098-9112311436. A Isfahan, il utilisait un téléphone avec le
numéro 0098-9112399346 qui est enregistré au nom de Ahmad Abdul
Salam… Dans les cas urgents, ses partisans pouvaient le joindre
par fax au numéro 0098-218757638… "
Le
rapport du BKA détaille également les voyages effectués par Al
Zarqawi dont ceux effectués en 2002 entre Téhéran, la Syrie, le
Liban, la Jordanie et l’Irak.
En Septembre la police allemande effectuait un véritable raid au
siège du magazine et au domicile privé de Bruno Schirra, son
disque dur étant recopié et quinze boîtes de documents saisis.
Objectif du raid, découvrir qui au sein du BKA était l’informateur
de Bruno Schirra. Devant le tollé soulevé par une telle
opération et une telle atteinte à la liberté de la presse, le
Ministre de l’Intérieur allemand, Otto Schily, dû s’expliquer
devant le Bundestag, déclarant que le rapport du BKA était un
document d’Etat classé " secret ".
On ne pouvait mieux faire pour authentifier et valider les dires
de Bruno Schirra !
Bruno Schirra vient de récidiver dans un nouvel article dans
lequel il révèle que vingt-cinq membres de haut rang dans la
hiérarchie d’Al Qaeda ont trouvé refuge en Iran, protégés
par les services secrets des Gardes de la Révolution, dont trois
des fils d’Osama Bin Laden. Il cite un membre de haut rang d’un
service secret occidental : " Ils ne sont pas en
détention ou aux arrêts dans leurs maisons. Ils vont et viennent
comme ils veulent ".
Jean-Philippe Miginiac - 05/11/05
Jean-Philippe Miginiac is the CEO and
managing editor at Strategic-Road.com.
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